L’AMBASSADEUR AMÉRICAIN À ALGER L’A AFFIRMÉ

Les 17 Algériens du Guantanamo bientôt transférés

Liberté, 23 septembre 2007

L es États-Unis d’Amérique veulent définitivement clore le dossier des 17 Algériens détenus dans la base américaine de Guantanamo. Cette volonté, déjà exprimée par les USA et l’Algérie il y a quelque temps, a été réitérée, vendredi soir, par l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique à Alger, M. Robert S. Ford. Invité sur le plateau de la chaîne qatarie Al-Jazzera, le diplomate a déclaré que son pays “espère en finir avec le dossier” et d’ajouter que “les Algériens détenus au Guantanamo seront transféré par les autorités américaines et seront jugés en Algérie conformément aux lois algériennes”. M. Ford n’a toutefois pas révélé les raisons de l’incarcération de ces Algériens depuis plusieurs années.

En revanche, il a précisé que des négociations ont récemment eu lieu à Alger avec les plus hautes autorités du pays, dont le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Justice. Selon lui, les deux parties auraient trouvé un terrain d’entente, à savoir le transfert de tous les détenus depuis Guantanamo vers Algérie où se déroulera leur procès. Du coup, les déclarations de M. Ford ont mis fin à la rumeur selon laquelle il y aurait une opposition au transfert de ces prisonniers vers notre pays.

Mieux, il aura confirmé l’avancée considérable du groupe de travail qui a été mis sur pied pour prendre en charge ce dossier, notamment après vérification de l’identité de l’ensemble des détenus. Ce groupe a confirmé l’identité de 17 Algériens incarcérés. Cela s’ajoute aux déclarations, en juillet dernier, du ministre de la Justice, M. Tayeb Belaïz, qui avait affirmé que “les prisonniers algériens seront transférés et jugés en Algérie. Leur procès se déroulera en Algérie, conformément à la loi algérienne, dans le cas où ils seraient reconnus coupables d'un quelconque crime, sans condition ni contrainte de quelque partie que ce soit”. Ce qui consolide, par ailleurs, les affirmations de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, qui avait déclaré, en juin dernier, que notre pays “n’exclut pas la libération prochaine des Algériens détenus à Guantanamo” avant d’annoncer que les deux pays “négocient les conditions de mise à disposition de ces détenus aux autorités de leur pays”. C’est dire que cette affaire connaît une sensible avancée même si le dossier n’est pas totalement finalisé.

FARID BELGACEM

 
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Campagne en faveur des détenus de Guantanamo  
www.algeria-watch.org