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ARRÊT DE COURS DURANT DEUX HEURES
La contestation gagne les lycées d’Oran
Le Soir d'Algérie, 20 octobre 2009
Alors que des tentatives d’apaisement et des promesses ont été données par la tutelle, les lycéens attendent du concret quant à la satisfaction de leurs revendications qui s’articulent autour de l’allégement des programmes et des horaires.
Après le boycott des cours observé durant deux heures par les élèves du lycée d’Es Sedikia dans la journée de dimanche, hier matin, la contestation a touché trois autres lycées, à savoir Mouloud-Kacem à Aïn Turck, Akid- Othman à Maraval et le Mehdi- Bouabdelli à Arzew. Les enseignants ont dû intervenir pour empêcher les élèves de sortir dehors et les maintenir dans l’enceinte de leur établissement durant les deux heures d’arrêt de cours. Les directeurs des établissements scolaires ont été destinataires d’une note émanant de la Direction de l’éducation, faisant suite à l’instruction du ministre de l’Education de décider de dispenser des cours soit mardi après-midi, soit samedi matin, sinon dans l’après-midi de cette même journée. En réaction à cette note, un enseignant affirme qu’elle ne fera que surcharger davantage le rythme des études, ce qui se répercutera inévitablement sur les jours de repos de l’élève, qui verra ses capacités d’assimilation diminuer face à un programme surchargé.
A. B.
DRAÂ-EL-MIZAN
Les élèves dans la rue et des interrogations
Les lycéens et les collégiens de Draâ-El-Mizan ont décidé de bouder les cours, en signe de protestation contre la surcharge de leur volume horaire hebdomadaire. Le mouvement de protestation a débuté dans l’un des trois lycées de la ville avant de se propager aux autres établissements de l’agglomération.
Dans la matinée de ce début de semaine, rien ne présageait qu’un mouvement de protestation allait être enclenché. Seulement, juste après le début des cours, les apprenants ont décidé de débrayer. La spontanéité de ce mouvement est incompréhensible pour certains et légitime pour d’autres. Si pour quelques parents, la surcharge des programmes et du volume horaire hebdomadaire est la seule et unique cause de cette situation, pour d’autres, il ne s’agit que d’un suivi instinctif du mouvement enclenché dans d’autres régions du pays. Pour un enseignant, tout baigne dans l’établissement où il exerce. «C’est à ne pas comprendre ! D’un côté on réclame deux jours de repos hebdomadaire, et de l’autre, on rejette l’idée de travailler les mardis après-midi. Pour pouvoir avoir les deux, il faudrait plutôt penser à alléger le volume horaire, supprimer les trois heures de rattrapage dans le moyen (maths, arabe et français), plus les matières inutiles et réduire le volume horaire de certaines matières dans le secondaire, ainsi les élèves et les enseignants pourront souffler et recharger leurs batteries », insistera notre enseignant. Une idée partagée par un parent de deux enfants scolarisés : «Lorsque nous étions élèves, nous n’avions pas autant de matières. Ces séances de rattrapage, qui, d’après les spécialistes, ne servent à rien, il faudrait les remplacer par des séances d’appui, de contrôle et d’intégration prolongées, et c’est à l’enseignant de combler les lacunes», soutient notre interlocuteur, avant de regretter le fardeau transporté quotidiennement par les frêles potaches. La question qui reste sans réponse est : à quand la reprise des cours ? Cette interrogation est souvent posée par les déserteurs des bancs d’école et leurs parents.
Aït Moh O.
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