Violence : Alger, Sétif et Tébessa en tête

El Watan, 3 mars 2017

Les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré un recul des indicateurs de violence et d’atteinte à la sûreté publique en 2016 par rapport à l’année précédente.

Les même services ont traité 114 738 affaires ayant abouti à l’arrestation de 115 487 individus, dont 2,47% mineurs, relevant que les wilayas de Sétif, Alger et Tébessa viennent en tête du classement en nombre d’affaires traitées. Le directeur de la sécurité publique et de l’emploi, le colonel Laldji Mounir, affirme que pour les crimes de droit commun qui représentent 35,44 %, une baisse de 4,22% des affaires traitées a été enregistrée par rapport à 2015 sur un total de 40 668 affaires enregistrées. Il s’agit de crimes d’atteinte aux personnes et aux biens, homicides volontaires, rapt de mineurs et coups et blessures volontaires.

Concernant les rapts de mineurs, les mêmes services ont enregistré 23 affaires dont 93% ont été traitées, relève le colonel Laldji. Dans le but de soutenir les efforts déployés en matière de lutte contre les rapts d’enfants, le nombre de cellules en charge de ce dossier, au nombre de huit actuellement, sera augmenté, précise la même source.

Concernant les crimes d’atteinte aux biens, les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré une baisse de l’ordre de 7,37% avec 17 590 affaires enregistrées. Pour ce qui est des crimes d’atteinte à l’économie nationale, l’on dénombre 172 affaires liées à la dilapidation de deniers publics, évasion fiscale et infractions à la règlementation de change. En ce qui concerne les crimes liés à l’infraction du code de la route et atteinte à l’environnement, 25 457 affaires ont été traitées et permis l’arrestation de 25 506 individus. S’agissant des affaires liées à la cybercriminalité, le nombre est passé de 300 affaires en 2015 à 538 affaires en 2016.

64 personnes ont été arrêtées, relevant que la plus importante opération a été enregistrée durant le mois de juin 2016 dans la wilaya de Blida et qui a permis l’arrestation de 8 membres de la secte d’El Ahmadiya. Concernant la surveillance des mouvements de ces sectes sur les réseaux sociaux, le colonel Laldji a indiqué que «cela n’est pas chose aisée, car ces individus recourent au changement de leur réseau VPN», précisant que les investigations «se poursuivent». 
APS

 
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Dégradation de la situation sociale  
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