Après sa sortie de l'Union européenne

L’Algérie étudie des possibilités d’accords avec le Royaume-Uni

Le Soir d'Algérie, 18 mai 2017

Le Conseil d’Affaires algéro-britannique (UKABC) a organisé hier en partenariat avec l’Agence algérienne de promotion des exportations (Algex) une journée d'information sur «le marché du Royaume-Uni : perspectives après le Brexit et opportunités d'exploitation». L’objectif est de faciliter et maximiser les flux commerciaux entre l’Algérie et le Royaume-Uni, et le Conseil d’affaires algéro-britannique (UKABC) et à créer une dynamique pour de nouvelles opportunités d'investissement entre l’Algérie et le Royaume-Uni, notamment après sa sortie de l’Union européenne.
Younès Djama - Alger (Le Soir) - Cet événement se veut aussi, selon Hocine Bobtina, secrétaire général d’Algex, une occasion de promouvoir le partenariat commercial et industriel entre le Royaume-Uni et l'Algérie, augmenter les flux de commerce et d'investissement et créer un réseau d’affaires entre les deux pays.
Le même responsable a indiqué en marge de cette journée que l'Algérie est en train d'étudier des possibilités de mettre en place des accords avec le Royaume-Uni après sa sortie de l'Union européenne.
Pour M. Bobtina, l'Algérie a beaucoup d'opportunités pour développer les relations entre les deux pays et ce, après la sortie effective du Royaume-Uni de l'UE. «Le secteur de l'agriculture pourra être porteur des exportations algériennes vers le Royaume-Uni, mais seulement les Algériens doivent s'organiser pour pouvoir pénétrer ce marché exigeant», a-t-il déclaré. Cependant, les différents participants ont évoqué plusieurs obstacles qui freinent l’évolution des relations entre les deux pays.
La question de l’acquisition des visas aux opérateurs économiques algériens a été à la tête des revendications. «Lors du dernier Salon international de Londres, une trentaine de demandes de visas d’opérateurs économiques algériens ont été refusées», a indiqué un participant à cet événement qui souligne que ce n’est pas la première fois qu’on refuse des visas aux Algériens mais «nos compatriotes sont confrontés souvent à ce genre de problèmes».
Rappelons que l'Algérie occupe le 48e rang sur la liste globale des fournisseurs du Royaume-Uni avec une valeur de 1,1 milliard de dollars. Et le troisième fournisseur africain du Royaume-Uni avec une valeur de 1,13 milliard de dollars, soit une proportion de 6,7%. La tendance des exportations algériennes vers le Royaume-Uni au cours de la période 2013-2016 est en nette baisse, la valeur est passée de 7 milliards de dollars en 2013 à 1,1 milliard de dollars en 2016, soit une diminution de 84%. Cette baisse est due essentiellement à la baisse des prix du pétrole. En 2016, les exportations algériennes vers le Royaume-Uni en produits agroalimentaires ont enregistré une valeur de 2 millions de dollars, soit une part de 0,2% du total des exportations. La valeur des produits industriels exportés par l'Algérie vers ce pays a atteint 54 millions de dollars soit 4,8 du total des exportations. Le secteur des hydrocarbures occupe la première place avec 95% des exportations vers ce pays.
Les principaux produits exportés par l'Algérie au Royaume-Uni sont les hydrocarbures (95%), les engrais, l'ammoniac, le beurre, la graisse et l’huile de cacao, mélasses résultant de l'extraction ou du raffinage du sucre.
Y. D.

 
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